Montmartre a toujours été un lieu de plaisir et l’Occupation fut même un âge d’or pour de nombreux cabarets et autres salles de spectacles. S’y croisaient des soldats allemands en goguette, des collabos, mais aussi des grandes figures de la pègre. On y voyait également des artistes, plus ou moins connus, en mal de cachets.
Si beaucoup de ces lieux ont disparu ou se sont transformés, il en reste néanmoins quelques-uns des plus emblématiques. Surtout, de nombreuses traces subsistent et permettent de relire l’histoire du quartier durant ces années terribles.
Spectacles et vie nocturne sous l’Occupation
Description
Informations Pratiques:
• Rendez-vous: métro Liège
• Durée : 2h
• A pied
• 15€ TTC/personne deux fois par mois
• Ouvert aux groupes à tous moments
• TOUTES LES DATES DISPONIBLES
Dès le lendemain de l’entrée des troupes allemandes dans Paris, ou presque, cabarets, restaurants et salles de spectacle ré-ouvrent. Ils vont rester actifs durant toute l’Occupation, principalement dans trois secteurs de la capitale : Montmartre, Montparnasse et les Champs-Elysées.
Il faut dire qu’il y a de la demande ! Avec de jeunes soldats à qui on vante les charmes parisiens dans des journaux destinés à les guider dans leurs loisirs. On trouve aussi des voyous profitant d’une relative impunité pour développer leurs activités. Il y a enfin des artistes qui ont besoin de travailler, quitte à quelques compromissions.
A Montmartre, on va compter jusqu’à une cinquantaine de ces lieux de plaisir. La plupart existaient avant la guerre (le Bal Tabarin, Shéhérazade). D’autres en profitèrent pour changer de noms et d’offres alors que peu ont résisté à l’évolution des mœurs et des goûts. Cependant, des lieux emblématiques continuent d’entretenir la réputation du quartier, à l‘image du Moulin Rouge ou de la brasserie Wepler.
Si le nu faisait évidemment le gros du succès, chacun développait son image, cosy et raffinée pour certains, plus animée pour d’autres quand l’alcool coulait à flot.
A coté des cabarets, les salles de spectacle ont offert à quelques artistes l’opportunité de se faire connaître, tel Yves Montand. Certains ont pu renforcer leur image, parfois au prix d’une collaboration douteuse comme Maurice Chevalier. Alors que d’autres ont pris des risques, comme le guitariste Django Reinhard, tsigane au milieu des nazis.
Ce sont toutes ces histoires, petites et grandes que cette balade propose de découvrir autour des places de Clichy, Blanche et Pigalle.







