Les secrets des Carmes

Cette visite permet de pénétrer dans des lieux normalement fermés au grand public et d’admirer un décor riche et méconnu dans l’église Saint Joseph des Carmes, inaugurée en 1624 et mieux comprendre le rapport historique et tragique lié à la Révolution française.
Le secret le mieux gardé des lieux se situe à l’arrière: un immense jardin, arboré et fleuri, invisible depuis la rue. Ce havre de paix, qui sert aujourd’hui de lieu de promenade pour les séminaristes, a connu les terribles massacres de septembre 1792.
Les autres secrets sont visibles en sous-sol: trois cryptes aux fonctions et destinées bien diverses.

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Description

Informations Pratiques:
• Rendez-vous: 70, rue de Vaugirard
• Durée : 2h
• A pied
• 20€ par personne pour les tours à date fixe, une fois par mois
• Groupe privé jusqu’à 18 personnes à toute date: nous contacter
• Entrée incluse

L’histoire du couvent des Carmes est passionnante. La fondation remonte aux années 1620, quand Marie de Médicis habite au Luxembourg, à proximité. Héritée de l’influence italienne, l’architecture offre une façade très simple mais aussi un campanile à l’arrière et un des premiers dômes à Paris.

A l’intérieur, la décoration est très élaborée et propose de magnifiques trompe l’œil typiquement baroques mais aussi de nombreuses statues et surtout plusieurs chapelles superbement décorées et riches d’histoire.

La visite permettra de passer à l’arrière de l’église, normalement interdite au public. Il sera possible d’admirer la sacristie aux peintures d’époque, la chapelle anciennement réservée aux Carmes pour suivre la messe, ainsi que l’ancien cloître, maintenant annexé par l’Institut catholique de Paris, qui a construit un auditorium dans la cour intérieure.

Le premier secret des Carmes tient à la Révolution, quand certaines chapelles ont été murées afin d’éviter les pillages, ce qui permet aujourd’hui d’admirer leur richesse. Cette période trouble a aussi vu l’église transformée en prison pour prêtres et civils du quartier. Une partie d’entre eux ont été tué dans les jardins lors des fameux massacres de septembre. Cet immense jardin, secret et caché de la rue, permet aujourd’hui de revenir sur l’épisode révolutionnaire et d’apprécier un moment entre fleurs et plantes, autour du bassin et près des plaques mémorielles.

Les autres secrets sont dissimulés au sous-sol, qui abrite trois cryptes. La première, utilisée jadis par les Carmes a été pillée sous la Révolution, afin de trouver de l’or et du plomb pour les munitions. On y trouve aujourd’hui des tombes, dont celle de Camille de Soyécourt, une Carmélite, qui en achetant les lieux,  a sauvé le couvent de la destruction.

La deuxième crypte est impressionnante. Elle rassemble ossements et crânes des nombreux prêtres et évêques assassinés en 1792, dans une disposition de prestige qui rappelle les Catacombes.

La troisième crypte enfin, abrite la tombe de Frédéric Ozanam, penseur du catholicisme social au XIXe siècle et béatifié en 1997. Il est le créateur de la société de Saint Vincent de Paul, association caritative catholique et laïque, présente aujourd’hui dans plus de 150 pays dans le monde.

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