Mai 68

Entre le quartier de la Sorbonne et le Panthéon, le tour propose de revivre les événements de Mai 68 et d’indiquer les bâtiments devant lesquels les principales actions se sont déroulées.
Les acteurs ainsi que les origines et les aboutissements de ces journées décisives seront également mis à l’honneur, tout en s’interrogeant finalement sur l’héritage de cette révolution aux conséquences diverses, tant sur la politique que la société.

Tour organisé une fois par mois.
Voir toutes les dates programmées

Catégorie :

Description

Mai 68

Informations pratiques

  • Rendez-vous: devant la Sorbonne
  • Durée : 2h
  • Tour à pied
  • 15€: tarif spécial un samedi par mois (voir calendrier)
  • Tarif groupe privé : 270€ TTC (jusqu’à 22 personnes)

 

Lundi 13 mai 68 c’est le grand jour de la grève générale. Une immense manifestation composée de lycéens, d’étudiants, de grévistes ouvriers et employés traverse Paris. C’est le plus grand rassemblement depuis la Libération.

Les syndicats rejoignent la contestation qui, jusque-là, n’était qu’étudiante. Il s’agissait au début d’un épiphénomène né à Nanterre avec le Mouvement du 22 mars aux revendications plutôt basiques. Les étudiants demandaient en effet des chaises, des tables, des locaux pour étudier ou bien l’accès aux internats des filles. Cela devient une véritable révolte aux accents libertaires qui marquera l’histoire et fera un Homme nouveau: le soixanthuitard.

Au Quartier Latin, Mecque des étudiants depuis le Moyen-Age, c’est l’ébullition. Mais c’est aussi la fin d’un monde qui s’annonce avant mai 68.
C’est un lieu de concentration intellectuelle avec ses universités, ses écoles, ses librairies et cafés. A chaque terrasse on parle Wilhem Reich, Herbert Marcuse, Raoul Vaneighem, Guy Debord, Deleuze, Guattari ou Althusser. On refait un monde imparfait avec de nouveaux héros: Che Guevara, Castro, HO chi Min et même Mao. De nouveaux leaders apparaissent: Daniel Cohn-Bendit, Serge July, Alain Geismar, Henri Weber, Jacques Sauvageot et Alain Krivine.

Mais, les choses changent avec la sur-population étudiante liée au baby-boom et la décentralisation de l’Université. Il y a aussi la création de Nanterre en 1964 et la disparition progressive des Humanités. Enfin, l’élaboration de la Fnac signe le dernier acte d’un quartier qui, aujourd’hui, ne parle plus latin. Les boutiques de vêtements et les fast-food ont remplaçé les librairies et bistrots.

Cartographie des barricades, topographie des chapelles gauchistes et chronologie des événements. Voilà le programme  de cette visite mai 68 pour découvrir les hauts lieux d’une révolution sans prise de Palais.
C’est l’occasion de s’apercevoir qu’en dessous du macadam il reste encore bien des pavés.

Aller en haut